Un grave incident de chantier a secoué la commune de la Tshopo, à Kisangani, mardi 10 février 2026. Aux environs de 15h10, un mur séparateur s’est écroulé à la 8ᵉ avenue, au quartier Poste, blessant six ouvriers de l’entreprise Intégral Solutions qui effectuaient des travaux de curage sur le grand collecteur Djubudjubu.

Selon les premières informations, l’entreprise chargée du curage poursuivait ses travaux lorsque les ouvriers sont intervenus jusqu’au bas-fond de la fondation du mur séparant le collecteur. Cette opération aurait fragilisé la structure, provoquant son effondrement.

Les six ouvriers blessés ont été conduits en urgence à la Polyclinique Céleste pour une prise en charge médicale. D’après des sources hospitalières, l’un d’eux se trouvait dans un état critique et subissait des séances de réanimation.

Informée de l’incident, la bourgmestre de la commune de la Tshopo, Marianne Batamane, a convoqué une réunion d’urgence dans son bureau communal avec les responsables de l’entreprise.

Au cours de cette séance de travail, elle a formulé plusieurs recommandations. Elle a notamment exigé l’identification des zones où des constructions auraient été érigées en violation des normes, particulièrement aux abords du collecteur. Un rapport détaillé est attendu dans un délai de 48 heures.

Elle a également demandé que soient signalées les situations dans lesquelles la population entraverait les travaux, précisant que la sécurisation de l’entreprise et des ouvriers pourrait être envisagée sur demande écrite.

Après la réunion, l’autorité communale s’est rendue à la Polyclinique Céleste afin d’exprimer sa compassion aux victimes et de s’assurer de leur prise en charge.

« Ils sont pris en charge correctement », a-t-elle affirmé.

La bourgmestre a ensuite effectué une descente sur le lieu du drame à Djubudjubu pour constater les faits et évaluer la situation sur le terrain.

Elle a annoncé que, dès le 12 février, un ordre de mission serait signé à l’intention des services techniques, de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de l’environnement afin d’identifier les constructions non conformes.

« Si vous savez que vous avez mal construit sans respecter les normes, il faut déjà déguerpir pour permettre à l’entreprise de mieux faire son travail. Sinon, lorsque nous passerons, nous procéderons à la destruction conformément à la loi », a-t-elle averti.

L’autorité communale a insisté sur le fait que les travaux engagés s’inscrivent dans la dynamique impulsée par le gouvernement provincial, sous l’impulsion du gouverneur Paulin Lendongolia, et visent l’intérêt général.

« Que chacun respecte sa limite », a-t-elle conclu.

Après s’être rassurée de l’état de santé des ouvriers et être descendue sur terrain pour constater les faits, Marianne Batamane s’est rendue à l’hospice des vieillards de la commune pour présenter ses condoléances suite au décès d’une pensionnaire survenu ce mercredi matin, apportant un soutien financier pour les obsèques.

Denis BAKUMANI

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