À l’heure du passage à la nouvelle année, la bourgmestre de la commune de la Tshopo, Marianne Batamane, s’est confiée à Kis24 pour un exercice de redevabilité. Entre réussites sécuritaires et blocages administratifs, l’autorité communale affiche sa détermination pour l’exercice 2026.
Avec un taux de réalisation estimé à 80 %, l’année 2025 est jugée satisfaisante par la bourgmestre. Les avancées touchent prioritairement la sécurité, le social et l’assainissement. Cependant, ce tableau est assombri par des défis institutionnels majeurs :
- Tensions politiques : Une collaboration difficile avec le conseil communal, marquée par des accusations de détournement que l’autorité rejette fermement.
- Conflits territoriaux : Des litiges persistants avec le secteur Lubuya-Bera bloquant la perception des taxes, notamment au marché Zoo.
- Manque de moyens : L’absence totale de rétrocession nationale durant l’année a freiné les ambitions de l’exécutif.
Pour l’année à venir, Marianne Batamane mise sur une stratégie de terrain. La sécurité reste la priorité absolue avec le renforcement de l’opération « Nyumba Kumi ».

Les grands projets de 2026 :
- Infrastructures : Ouverture de marchés modernes à la Cité canadienne/Zoo et au quartier Kandolo.
- Transparence : Organisation de journées portes ouvertes et de tribunes populaires.
- Social : Lancement d’un programme de formation gratuite pour les administrés.
- Équipement : Modernisation des bureaux administratifs des quartiers.
La bourgmestre a conclu en appelant à une vigilance citoyenne accrue, rappelant que la sécurité est l’affaire de tous.

