La commune de la Tshopo, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, entame une reprise en main de ses infrastructures sociales et de sa sécurité. Ce mardi 3 février 2026, la bourgmestre Marianne Batamane a présidé la première réunion élargie du comité local de sécurité de l’année. Au cœur des échanges : la situation préoccupante de l’hospice des vieillards sise sur la 10 ème avenue, quartier du marché et la consolidation de l’accalmie sécuritaire dans la commune.
L’état des lieux est sans appel. À la suite d’une descente effectuée le 17 janvier dernier, l’autorité communale a confirmé que sept locaux de l’hospice des vieillards sont actuellement occupés par des familles privées. Le comité local de sécurité a formellement recommandé la libération immédiate de ces espaces afin de rendre à l’établissement sa mission exclusive de prise en charge des personnes du troisième âge.

Les marchés de la commune vont, à partir de ce mois de février, commencer à alimenter l’hospice des vieillards, a annoncé la bourgmestre. Une commission de suivi a été mise sur pied pour superviser cette mesure, tout en sollicitant l’implication de l’exécutif provincial. Pour pallier les problèmes de gestion des dons, souvent distribués dans l’urgence faute de stockage, la bourgmestre a également plaidé auprès du maire et du gouverneur pour la construction d’un dépôt sécurisé.
Sur le plan sanitaire, un partenariat est en vue avec le centre Mumbere Belle Vie Sarl pour la prise en charge ophtalmologique des pensionnaires. Déjà, quatorze d’entre eux souffrant de troubles de la vue sont suivis, grâce notamment au soutien de la fondation « Marianne Batamane, les gestes du cœur », dont le lancement est annoncé dans les prochains jours.

Si le comité s’est félicité d’une accalmie relative observée depuis décembre 2025, aucun crime majeur n’ayant été signalé dans les douze quartiers de la commune, la vigilance reste de mise. Pour pérenniser cette stabilité, la commune a annoncé la relance officielle de l’opération « Nyumba Kumi » (dix maisons).
Ce système de surveillance de proximité sera piloté en collaboration avec le Conseil communal de la jeunesse et le mouvement Anti-Evapo. Chaque responsable sera chargé de superviser un groupe de dix parcelles afin d’identifier les mouvements suspects. En parallèle, un recensement des associations et mouvements citoyens opérant dans la commune a été ordonné pour s’assurer de leur conformité administrative.

