La campagne mondiale des 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre (VBG) a été officiellement clôturée ce mardi 16 décembre 2025 à Kisangani, au cours d’une cérémonie tenue dans la salle La Fourchette. L’atelier de clôture a été organisé par la Division Provinciale du Genre, Famille et Enfant Tshopo, en collaboration avec l’ONG ACAT-Tshopo, et en partenariat avec l’Agence belge de coopération internationale, Enabel.


Le thème de cette année, « Tous unis pour mettre fin à la violence numérique contre les femmes et les filles », a guidé les efforts de sensibilisation menés par les acteurs dans les écoles et salles communales de la ville de Kisangani. Futur Mengandelo, de la Division du Genre, Famille et Enfant, a expliqué l’importance de la sensibilisation sur les risques et menaces de la communication numérique.
« Nous avons mis l’accent sur les risques et les menaces auxquelles la population est exposée par rapport à l’ère actuelle. Il n’est pas ignoré qu’aujourd’hui, le numérique à travers les réseaux sociaux conditionne l’existence sociale de toutes les communautés. Alors qu’on tend vers des déviations, nous tendons vers des menaces et des abus », a-t-il dit, à KIS24.

L’activité avait pour objectif d’outiller les participants – incluant des femmes policières, des personnes vivant avec un handicap, des membres de la société civile et de la fonction publique – afin qu’ils comprennent les mécanismes de la violence en ligne. Mengandelo a insisté sur le fait que personne n’est à l’abri des menaces numériques, y compris les forces de sécurité. Il a appelé à l’adoption d’une identité numérique correcte et à une grande prudence, notant que de nombreux participants avaient déjà été victimes de manipulations, d’escroqueries ou d’extorsions via les réseaux sociaux. Ainsi, Futur a suggéré de :
- Rester vigilant face aux menaces en ligne.
- Développer une culture numérique et ne pas négliger l’apprentissage de cet outil.
- Se rapprocher des spécialistes en communication digitale pour se sensibiliser davantage.
VBG : Un taux lié à des causes multifactorielles

De son côté, Mme Faustine Abedi de l’ONG ACAT-Tshopo RDC a élargi le débat en évoquant les causes profondes des violences sexuelles basées sur le genre (VBG).
« Le nombre élevé de violences sexuelles basées sur le genre sont liées aux causes. Nous pouvons épingler la pauvreté, l’ignorance de la loi, la guerre, ainsi que les périodes de festivité où plusieurs personnes sont exposées », a-t-elle expliqué.
Dans la même foulée, Mme Abedi a rappelé que les VBG ne touchent pas seulement les femmes et les filles, mais que les hommes et les garçons sont également des victimes. Concernant la prévention, l’ONG ACAT-Tshopo mise sur la multiplication des sensibilisations dans les écoles et les églises, ciblant particulièrement les jeunes. Enfin, elle a rappelé l’existence de structures de prise en charge gratuites pour les victimes, notamment les hôpitaux, les structures d’avocats, la Division des Affaires Sociales, et les services d’aide psychologique.
Au finish, un jeu des questions-réponses a clôturé la séance animée par la modératrice Mme Nellas Bauma, une figure clé des mouvements des femmes dans la province de la Tshopo. Notons que l’événement a ressembler plus de 200 personnes venues des différentes couches de la population.

