Le débat sur le changement de la Constitution en République démocratique du Congo continue de susciter des prises de position au sein du monde académique. À Kisangani, le Professeur Grison Kakumbi Belumba et plusieurs chercheurs de l’Université de Kisangani (UNIKIS) défendent publiquement l’ouverture d’un processus de réforme constitutionnelle qu’ils présentent comme une démarche de réflexion institutionnelle et citoyenne.
Dans leur argumentaire, les universitaires avancent plusieurs raisons.
D’abord, ils estiment que la Constitution ne constitue pas un texte intangible. Selon eux, comme toute construction institutionnelle, elle doit pouvoir évoluer afin de s’adapter aux transformations politiques, économiques et sociales du pays.
Ensuite, les chercheurs soutiennent que les réalités actuelles de la RDC exigent une réévaluation du cadre institutionnel. Ils considèrent que certains mécanismes en vigueur méritent d’être repensés pour répondre aux défis contemporains de gouvernance, de cohésion nationale et de développement.
Autre élément mis en avant : la souveraineté populaire. Les auteurs de l’appel rappellent que le pouvoir constituant appartient au peuple et qu’une réforme éventuelle ne peut être légitime qu’à travers les mécanismes prévus par les textes en vigueur et une participation citoyenne effective.
Le groupe insiste également sur le rôle du monde scientifique dans les grandes orientations nationales. Pour eux, le débat constitutionnel ne devrait pas rester exclusivement politique, mais intégrer les contributions de la recherche, de l’université et des différentes composantes de la société.
Afin d’accompagner cette dynamique, les initiateurs annoncent des conférences-débats, ateliers de réflexion, campagnes de sensibilisation et activités de suivi citoyen destinés à favoriser un débat qu’ils souhaitent plus large et plus structuré.
À travers cette prise de position, le Professeur Grison Kakumbi et ses collègues affichent leur volonté de faire de l’expertise académique un acteur du débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.
Dans plusieurs villes de la république démocratique du Congo, l’opposition politique à fait appel à une journée ville morte pour dénoncer les tentatives de changement de la constitution, une démarche engagée par Félix Tshisekedi que les opposants juge suicidaire.

