La controverse autour du projet de lotissement dans la boucle de la Tshopo prend un nouveau tournant. Sous la pression de l’opinion publique et des critiques liées au statut environnemental de la zone, le gouverneur de province, Paulin Lendongolia Lebabonga, a décidé de suspendre les travaux engagés.
Cette décision intervient après plusieurs dénonciations pointant une possible violation des règles de protection d’une aire considérée comme protégée depuis plusieurs décennies. Pour de nombreux observateurs, la démarche initiale soulevait des inquiétudes tant sur le plan juridique qu’environnemental.
Parmi les voix critiques, Fontaine Mangala n’a pas caché sa satisfaction. Il salue une « décision conforme à l’intérêt général » et estime que « la protection des espaces naturels doit primer sur toute tentative de spéculation foncière ».
Toutefois, la suspension des travaux ouvre désormais un autre front , celui des responsabilités. Des citoyens ayant déjà engagé des moyens financiers dans ce projet pourraient exiger des comptes, voire des remboursements.
Nous saluons l’annulation de l’arrêté concernant la boucle de la TSHPPO par le gouverneur et invitons ceux qui avaient déjà engagé des frais à réclamer le remboursement». écrit le député de Kisangani sur sa page Facebook
Au-delà de cette affaire, le dossier relance le débat sur la gestion du foncier à Kisangani, où la pression urbaine se heurte de plus en plus aux exigences de préservation environnementale.
Contacter par KIS24, le porte-parole du gouverneur de province, Me Michel BIAMBE révèle que cette partie n’est pas protégée. L’ ICCN, la regideso ni la SNEL ne revendiquent cette terre. Pour l’instant, selon ce dernier, les travaux sont arrêtés pour raison de paix estime-t-il en attendant la conclusion des pourparlers en cours .

