Les présidents de la République démocratique du Congo et du Rwanda ont signé jeudi 4 Décembre 2025 un accord présenté par Washington comme une étape vers la réduction des tensions dans l’est de la RDC. Malgré la photo officielle et les engagements annoncés, les deux parties ont laissé transparaître une confiance limitée, selon plusieurs observateurs.

Lors de la conférence de presse, le président rwandais Paul Kagame a indiqué que l’échec d’une telle initiative ne relèverait pas des États-Unis. Cette déclaration a illustré le climat prudent qui entoure l’accord, considéré comme fragile par les analystes régionaux.

48 heures après la signature de cet accord, Guy Rami Lonia, analyste politique et philanthrope basé à Kisangani, estime que l’initiative « s’apparente davantage à un arrangement protocolaire qu’à un rapprochement politique ».

Selon lui, la démarche américaine vise à obtenir un engagement minimal des deux capitales afin d’éviter une escalade militaire.

Malgré cette réserve, Lonia souligne que le texte pourrait ouvrir la voie à une reprise de la coopération régionale si les engagements sont mis en œuvre.

 » la Banque de développement des États des Grands Lacs (BDEGL) à Goma, la Société congolaise d’exploitation du gaz (SOCIGAZ) à Gisenyi et la Société internationale d’électricité des pays des Grands Lacs (SINELAC) à Bukavu.  » sont parmi les institutions susceptibles d’être relancées selon ce natif de Kisangani.

Ces organismes, en grande partie inactifs depuis plusieurs années, pourraient soutenir des projets économiques et créer des emplois pour les jeunes dans la région.

« Leur redémarrage permettrait de produire des effets concrets, au-delà de la dimension diplomatique », estime Lonia.

Les gouvernements des deux pays n’ont pas détaillé de calendrier précis pour la mise en œuvre de l’accord. Les partenaires internationaux, dont les États-Unis, ont indiqué qu’ils suivraient de près les prochains développements.

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