À Kisangani, l’histoire de l’infirmière Mélanie Asimbo publié par TK remet en lumière une réalité longtemps dénoncée dans le secteur public congolais . La réalité des agents qui consacrent des décennies au service de l’État sans bénéficier d’une prise en charge administrative et salariale effective.
Vingt-six ans après avoir participé aux soins des victimes durant la guerre des Six Jours à Kisangani, cette professionnelle de santé continue d’exercer sans être mécanisée, selon les informations relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux.
Face à l’émotion suscitée par ce dossier, le député national Fontaine Mangala affirme avoir entrepris un plaidoyer en faveur de l’infirmière et annonce avoir obtenu une réponse favorable.
Comme dans de nombreux cas précédents, nous avons pris l’initiative de faire le plaidoyer en faveur de ce cas emblématique exposé dans les réseaux sociaux et avons obtenu une réponse favorable », a déclaré l’élu.
Selon Fontaine Mangala, les prochaines étapes consisteront à retrouver l’infirmière concernée, recueillir ses coordonnées et transmettre son dossier aux autorités compétentes pour le traitement administratif.
Le député souligne que d’autres situations comparables pourraient également être examinées, même si tous les dossiers ne pourront pas être pris en charge simultanément.
Profitant de cette occasion, Fontaine Mangala a renouvelé ses critiques sur les conditions de certains agents publics, particulièrement dans le secteur de la santé.
J’ai toujours dénoncé le fait qu’il y ait des fonctionnaires, principalement des infirmiers et infirmières, qui travaillent pendant 20, 25 ou 30 ans sans être payés par l’État congolais », a-t-il affirmé.
Pour lui, le personnel soignant demeure parmi les catégories professionnelles qui consentent le plus de sacrifices malgré des conditions souvent précaires.
Mélanie Asimbo et Charlie Yenga ont chacune plus de 25 ans de carrière comme infirmière de l’état congolais et n’ont jamais été payées par le gouvernement congolais. Cette situation relance ainsi le débat sur la mécanisation des agents publics, la reconnaissance du personnel médical et la nécessité d’améliorer durablement les conditions de travail dans le système de santé congolais.

