L’Institut national de la santé publique a confirmé ce jeudi 9 juillet deux cas de maladie à virus Ebola à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Selon cette mise à jour, l’un des deux cas est lié à la zone de santé de Nia-Nia, en Ituri.
On n’en sait pas grand chose sur le deuxième cas. Cependant, les résultats ont été confirmés par des tests PCR et RT-PCR, selon l’INSP. La décentralisation des capacités diagnostiques a permis de détecter et confirmer rapidement les cas de manière précoce à Kisangani.
Des investigations sont toujours en cours pour retracer les chaînes de transmission. Jusque-là les provinces officiellement touchées sont au nombre de 3, ce qui signifie que la maladie n’est pas encore officiellement déclarée dans la Tshopo.
À la suite de cette détection, les équipes de riposte ont immédiatement été mobilisées à Kisangani afin d’installer et de renforcer les différents piliers de la réponse à l’épidémie. Sur le plan de la prise en charge, les autorités sanitaires font état d’une évolution encourageante. Le cumul des personnes guéries atteint désormais 750, soit environ 94 % des cas pris en charge et 600 décès, sur les 1759 cas confirmés.
Par ailleurs, un télégramme officiel du ministère de l’Intérieur, signé le 4 juillet 2026 par le Vice-Premier ministre Jacquemain Shabani Lukoo, ordonne le renforcement immédiat des dispositifs de surveillance contre Ebola dans les provinces de Kinshasa, de la Tshopo, du Haut-Uélé et du Bas-Uélé. Le document prévoit notamment une cartographie des zones à risque, une surveillance accrue des points d’entrée, la limitation des rassemblements et la mise en place de cellules provinciales de veille.

