Ce mercredi 23 juillet 2025, peu dans les avant-midi, trois journalistes de médias en ligne, Steves Paluku de KIS24, Paul Beyokobana de Election-net.com, et Sébastien Mulamba de Kisangani News, ont été arbitrairement séquestrés et transférés à l’inspection provinciale de la Police Nationale à Kisangani.

Selon des informations fiables rapportées dans un communiqué publié par KIS24, ces professionnels de l’information se rendaient à un rendez-vous officiel au cabinet du ministre provincial des Finances de la Tshopo. L’objectif était de recueillir une déclaration officielle du ministre concernant sa récente apparition dans une série YouTube, « Davina and Sister », devenue virale et largement débattue en ville.

Malgré le respect scrupuleux des procédures pour ce rendez-vous officiel et l’absence de toute infraction, les journalistes ont été retenus de force, brutalisés, et l’un d’entre eux, Paul Beyokobana, a été blessé à la main. Ce comportement constitue une violation flagrante de l’article 17 de la Constitution de la République Démocratique du Congo, qui garantit la liberté individuelle et condamne toute détention en dehors des cadres légaux.

Un embargo médiatique de 2 ans

Dans la même foulée, la Direction du media KIS24 informe l’opinion de sa décision d’un embargo médiatique contre le Ministre Provincial de la Tshopo, Patrick Valençio. Cet embargo pourrait être d’une durée de deux ans.

Le ministre et les membres de son cabinet sont ainsi accusés non seulement de séquestration illégale, mais également d’agression physique sur des citoyens non violents en pleine mission d’intérêt public.

Face à cette dérive préoccupante, l’ONG AJDDH et le mouvement citoyen FILIMBI Tshopo ont exigé des explications claires et immédiates, non seulement du ministre concerné mais également du gouverneur provincial. FILIMBI Tshopo souligne que de tels abus de pouvoir menacent directement les fondements de l’État de droit en RDC, et que l’impunité ne peut être tolérée.

Tout comme l’AJDDH, le mouvement FILIMBI condamne fermement cette atteinte répétée à la liberté de la presse à Kisangani, et réclame la libération immédiate des trois journalistes ainsi que la prise en charge médicale urgente du journaliste blessé.

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