La Médecin-Directrice du Centre de Santé de Référence Révérend Mokili, Dr Angèle Otoko, a apporté des éclaircissements sur les accusations diffamatoires portées contre sa personne, lors d’une déclaration faite à l’issue d’une séance de travail avec le Président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Dr Mateus Kanga Londimo, ainsi que le Chef de Division provinciale de la santé.
À l’en croire, ces accusations proviennent d’un mémo attribué à certains agents de sa structure sanitaire, relayé par un journaliste sans recoupement préalable des informations. Le contenu de ce document, largement diffusé sur les réseaux sociaux et dans certains médias en ligne, évoque de présumés détournements de fonds, une mauvaise gestion des stocks de médicaments ainsi que des irrégularités dans l’acquisition de matériels informatiques.
« Ces allégations sont infondées et portent atteinte à mon honneur ainsi qu’à la crédibilité de l’établissement que je dirige », a-t-elle déclaré, tout en affirmant avoir saisi les instances judiciaires compétentes afin que la lumière soit faite sur cette affaire.
D’après elle, les premières investigations ont permis d’identifier les personnes à l’origine du mémo ainsi que les relais de sa diffusion. Plusieurs agents ont été entendus par les services compétents, parmi lesquels deux ont été arrêtés, dont un médecin et l’administrateur gestionnaire, cités par le journaliste ayant publié l’article après son interpellation.
Par ailleurs, la Médecin-Directrice a salué l’implication des autorités provinciales, notamment le Président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, pour avoir privilégié une approche d’écoute et de concertation, permettant à toutes les parties concernées de s’exprimer en vue d’un traitement équitable du dossier.
Elle a également mis en exergue les efforts conjoints des organisations professionnelles du secteur de la santé, en particulier le Syndicat national des médecins (SYNAMED), l’Ordre des médecins ainsi que la Division provinciale de la santé, engagées dans un processus de médiation et de recherche d’une solution consensuelle, dans l’intérêt de la stabilité de la structure sanitaire.
Au regard de l’évolution du dossier et des interventions institutionnelles en cours, Mme Angèle Otoko a indiqué que les deux agents initialement interpellés ont été remis en liberté, tout en appelant à la poursuite du dialogue afin de préserver la cohésion au sein de l’établissement et de privilégier un règlement interne apaisé.
S’adressant enfin à l’ensemble du personnel du Centre de Santé de Référence Révérend Mokili, elle a lancé un message de paix, d’unité et de responsabilité, les invitant à privilégier la collaboration, la discipline professionnelle et la cohésion interne, dans le but de renforcer le bon fonctionnement de l’établissement au service des patients.
« Nous devons rester unis, solidaires et concentrés sur notre mission première, qui est de sauver des vies et de servir la population dans la dignité et le respect mutuel », a-t-elle exhorté.

