Après des rumeurs en cascade sur sa prétendue éviction, Guy Mondelé réapparaît à la tête de l’ACE Tshopo-Bas-Uélé et tranche : l’intérim était provisoire, le directeur, c’est lui. Il dénonce une tentative d’« accrochage » de son remplaçant temporaire et réaffirme son autorité.

La direction provinciale de l’Agence congolaise de l’environnement (ACE) Tshopo-Bas-Uélé a récemment été au cœur d’une vague de rumeurs annonçant tantôt la suspension, tantôt la mutation de son directeur provincial, Guy Mondele. Revenu à Kisangani après une mission officielle à Kinshasa suivie d’un congé accordé, l’intéressé a livré sa version des faits et clarifié la situation administrative.

‎Guy Mondele explique que son déplacement vers la capitale faisait suite à une invitation formelle du Directeur général ad intérim pour des consultations stratégiques.


J’avais été invité à Kinshasa par le directeur général ad intérim pour consultation et harmonisation des vues par rapport au bon fonctionnement de la direction ,confie-t-il.



‎Après ces échanges, il avait obtenu un congé légalement approuvé.

« Mon congé est fini, j’ai repris mon boulot », ajoute-t-il.

‎‎Durant son absence, l’intérim avait été confié à son chef de service technique, comme le prévoit la continuité du service public. Le directeur provincial rappelle que cette procédure est normale et temporaire.

Quand un directeur se déplace, il faut quelqu’un pour assurer momentanément la continuité. C’est ce qui a été fait ,

explique-t-il.



‎Cependant, l’intérimaire aurait mal compris ou volontairement mal interprété les limites de son mandat.


Il pensait que c’était un intérim permanent alors que la lettre était claire : il devait gérer en attendant mon retour. Une fois présent, l’intérim ne se justifie plus , insiste Guy Mondele.




‎Concernant les bruits de couloir qui circulaient sur son départ, le directeur provincial se veut catégorique :

Je n’ai pas été sanctionné, je n’ai pas été muté, je n’ai pas fait l’objet d’une action disciplinaire. Je ne suis pas non plus mis à la disposition de la Direction générale .



‎Il rappelle que la mutation est un élément normal de la carrière administrative, mais souligne qu’aucune décision de ce genre ne le concerne actuellement.


‎Face aux tensions provoquées par cet intérim mal interprété, Guy Mondele réaffirme avec force sa légitimité :

‎ « Il y a un seul directeur provincial nommé : c’est moi. Je suis là en chair et en os », martèle-t-il.



‎Il appelle à un respect rigoureux des textes et à la stabilité institutionnelle, indispensable pour permettre à l’ACE de poursuivre efficacement ses missions dans la région de la Tshopo et du Bas-Uélé.

Gérard Mulende Omar

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