Kisangani meurt sous une rébellion silencieuse : l’insécurité !

Il ne faut plus tourner autour du pot. À Kisangani, une autre forme de rébellion est en marche celle de l’insécurité généralisée, installée au cœur de la ville, tolérée et entretenue par l’incompétence des autorités provinciales.

Chaque jour, des Boyomais tombent. Pas sur un champ de bataille, mais devant leurs boutiques, à l’entrée de leurs maisons, dans leurs propres quartiers. Des enfants traumatisés, des familles endeuillées, des commerçants ruinés, pendant que les élus festoient dans leurs privilèges.

À Kisangani, les vrais rebelles sont ceux que nous avons élus.
Ceux qui ont trahi notre confiance. Ceux qui détournent notre avenir pour enrichir leurs familles.

Nous interpellons directement le gouvernement central : Kisangani ne peut pas être la grande oubliée de la République. vous laissez la capitale de la grande Orientale s’effondrer. Que comptez-vous faire ? Attendre un soulèvement avant d’agir ?

Aux Boyomais, le silence est une complicité. La peur est un piège.
Réclamons notre sécurité, dénonçons la trahison,Parce que cette ville mérite mieux. Parce que notre vie a de la valeur.

Nous n’attendrons plus.

Tribune d’opinion libre par Guy Rami Lonia

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