À Kisangani, la question des infrastructures scolaires reste l’un des défis majeurs du secteur éducatif. Dans plusieurs établissements publics de la ville, les élèves continuent d’étudier dans des salles surchargées, parfois sans bancs suffisants, obligeant certains à suivre les cours dans des conditions précaires.
Face à cette réalité, le député Fontaine Mangala, surnommé “Magufuli” par ses partisans, intensifie sa campagne de distribution de bancs scolaires à travers la ville. Portée par la structure CODEK, l’initiative cible au total 30 écoles de Kisangani, avec l’objectif d’améliorer les conditions d’apprentissage avant la prochaine rentrée scolaire de septembre.
Déjà, neuf écoles ont bénéficié de cette opération sociale. Parmi elles, l’école primaire Hodari, relevant des écoles conventionnées islamiques, qui a reçu 50 bancs scolaires lors d’une cérémonie organisée ce week-end. Un geste accueilli avec enthousiasme par les responsables de l’établissement.
Le responsable des écoles conventionnées islamiques de la place a salué une aide “venue répondre à une difficulté réelle vécue quotidiennement par les élèves”. Selon lui, plusieurs enfants étaient contraints de partager des places insuffisantes dans des salles devenues trop petites face à l’augmentation des effectifs.



Même satisfaction du côté de l’école primaire Kandolo, dans la commune de Kabondo. Le comité des parents a exprimé sa gratitude après la remise des bancs, estimant que cette assistance contribuera directement à améliorer les conditions d’apprentissage des enfants.
Nos élèves étudiaient dans des conditions très difficiles. Aujourd’hui, ces bancs redonnent de la dignité à notre école et motivent davantage les enfants”, a déclaré un membre du comité des parents, appelant d’autres acteurs à soutenir également le secteur éducatif.
Sur le terrain, Fontaine Mangala multiplie les descentes dans les écoles et les échanges avec les responsables éducatifs. Une présence régulière qui renforce son image d’élu de proximité, particulièrement attentif aux besoins des communautés locales.
Au-delà de la distribution des bancs, plusieurs acteurs du secteur éducatif soulignent ses interventions répétées en faveur des écoles, des universités et du personnel enseignant de la ville.
Dans un contexte où de nombreux établissements manquent encore d’équipements de base, ces actions sont perçues comme une réponse concrète à des besoins longtemps négligés.

Cette campagne s’inscrit également dans l’accompagnement de la politique de gratuité de l’enseignement portée par le président Félix Tshisekedi. Car si l’accès à l’école s’est élargi ces dernières années, les défis liés à la qualité de l’accueil et aux infrastructures restent immenses dans plusieurs provinces du pays.
D’ici septembre, CODEK assure que les 30 écoles concernées auront reçu leurs bancs scolaires. Une initiative qui, dans une ville confrontée à une forte pression démographique scolaire, remet la question des conditions d’étude au centre du débat éducatif local.

